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Tournoi inter-communautés 2014/2015

TOURNOI INTER COMMUNAUTES 2014

Poule A
Gabon, Tchad, Niger-Italy

Burkina Faso

Poule B
Côte-d'Ivoire, Mauritanie
Guinée, Bénin,Mali, Centrafrique

1er Tour

Burkina Faso / Gabon-Tchad
0   /    1

Mali-Bénin / Côte-d'Ivoire- Mauritanie
0/  5
2ème Tour

Niger-Italy / Gabon-Tchad

0   / 0

Centrafrique-Guinée / Mali-Bénun

2 / 4

3èmeTour

Burkina faso  /  Niger-Italy
2  /1
Côte-d'Ivoire- Mauritanie / Centrafrique-Guinée

4 / 2

Demi-Finales
Gabon-Tchad / Côte-d'Ivoire- Mauritanie
7 / 0
Burkina Faso / Mali-Bénin
3 / 0
Finale
Gabon-Tchad / Burkina Faso

0 / 1

Troisième place
Mali-Bénin / Côte d'Ivoire
1 / 0
DECORATIONS:
Meilleur buteur: Dembélé
Meilleur joueur:  Bansé Azaria
Equipe la + Fair-Play : Centrafrique-Guinée

Révélation: Samuel Ledianza

Total des buts: 34

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Journée du parrain - Le Parrain

Charles Ntchorere

Fait exceptionnel et unique dans les annales de l'armée coloniale, ce Gabonnais d'origine recevra en 1924, à l'Ecole d'Infanterie de Saint-Maixant, ses épaulettes d'officier au même titre que ses camarades français. Et l'on se souvient qu'à l'époque, seuls les originaires des 4 communes(Saint-Louis, Dakar, Rufisque et Gorée avaient les mêmes droits que les Français de souche. Après son séjour parisien, il est envoyé au Soudan(Mali actuel),


précisément à Kati où il cumule les fonctions de Commandant de la Compagnie Hors rang du 2ème Régiment des Tirailleurs Sénégalis et celle de Commandant de L'Ecole des Enfants de Troupe de Kati. Sa brillante réussite lui vaut le galon de Capitaine et une affectation au 1er Régiment des Tiraillaurs Sénégalis à Saint-Louis à la tête de l'Ecole des Enfants de Troupe. Ses qualités d'officier, pédagogue lui valurent dès 1937 l'inscription au tableau d'avancement pour le grade de Chef de Bataillon. Et sa campagne de 1940 fut historique: son courage, son sens de l'humain lui valurent le profond respect et l'admiration de ses jeunes lieutenants métropolitains et de sa troupe.

Voilà notre parrain, notre exemple! Dans ce monde perturbé de défis multiples et d'antagonismes, méditer sa vie et l'assimiler, sont pour nous, ses filleuls, oeuvres salutaires au Prytanée Militaires de Saint-Louis.

Charles N'Tchoréré, né le 15  novembre 1896 à Libreville, est un militaire d'origine gabonaise ayant servi dans l'armée française lors des deux guerres mondiales. Il est mort exécuté par l'ennemi le 7  juin 1940 à Airaines.

Premières armes

Fils de notable, il fait quelques études avant de se porter volontaire pour servir la France et de s’engager dans les tirailleurs sénégalais en 1916. Il y fera la preuve de sa valeur en y étant nommé sergent.

Une fois la Première Guerre mondiale terminée, il reste dans l'armée. Promu adjudant en 1919, il sert au Maroc. A l'issue d'une formation militaire à l'école d'officiers de Fréjus, il devient en 1922 un des rares Africains à recevoir les épaulettes d'officier en raison de sa brillante conduite. Il sert ensuite en Syrie où il est blessé au combat.

Revenu en Afrique en 1925, il sert au Soudan français. En 1933, N'Tchoréré est promu capitaine et commande l'École des Enfants de Troupe à Saint-Louis du Sénégal. En 1939, lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il demande à partir pour le Front.

Seconde Guerre mondiale

En juin 1940, le capitaine N'Tchoréré sert l'armée française dans la Somme, à la tête de la 5e compagnie du 1er bataillon du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS), aux ordres du commandant Seymour.

Charles N'Tchoréré est estimé des autres officiers et cadres européens placés sous son commandement. Sa compagnie est postée au centre d’un dispositif ayant pour mission de défendre la petite ville d’Airaines, située à 30 kilomètres d’Amiens, contre l’attaque des forces allemandes venues par la Belgique.

La 5e compagnie a constitué un point d’appui dans un groupe isolé de maisons, au nord du bourg. Le premier assaut allemand qui se produit le 4 juin est repoussé, ainsi qu'un second assaut le lendemain. Le 6 juin, la ville est contournée et encerclée par les Allemands, et subit un intense bombardement combiné de l’aviation et de l’artillerie ennemies, qui détruit presque entièrement la bourgade, mais sans briser la résistance des hommes de Charles N'Tchoréré.

Devant cette résistance inattendue, une délégation allemande se présente pour parlementer et tenter d’obtenir la reddition du bataillon qui défend Airaines, mais essuie un refus du commandant Seymour. Cet intermède est suivi de tentatives d’infiltrations de l’infanterie légère allemande, qui est repoussée dans les bois par une contre-attaque de la compagnie du capitaine N'Tchoréré.

De nouveaux bombardements plus intenses s'abattent encore sur Airaines dans la nuit du 6 au 7 juin. Une nouvelle vague d'assaut allemande, appuyée par des chars, est pourtant à nouveau repoussée par la 5e compagnie. Celle-ci, toujours vaillante, oppose une résistance farouche, ayant mis huit Panzers hors de combat.

Suite à une infiltration, les Allemands reviennent à l’assaut et parviennent à faire sauter le dépôt de munitions du bataillon. Privée de celles-ci, la position du bataillon devient intenable, aussi le commandant Seymour décide-t-il de tenter une sortie vers le sud, en brisant le dispositif d’encerclement. Le capitaine N'Tchoréré réclame l’honneur de rester sur place, afin de couvrir la retraite du bataillon, ce que le commandant Seymour accepte.

Pendant que les restes du bataillon forcent au sud le barrage ennemi, la 5e compagnie, restée seule en arrière-garde, subit l’assaut allemand au nord. C’est au moyen de lance-flammes que les soldats allemands réduisent, une à une, les dernières poches de résistance.

A dix heures du soir, la 5e compagnie ne compte plus que quinze hommes valides : dix Africains et cinq Européens, dont les munitions sont épuisées. Ils ne peuvent plus que se rendre et hissent le drapeau blanc : le capitaine N'Tchoréré sort en tête des survivants.

Les SS séparent alors les Noirs des Blancs. Le capitaine N'Tchoréré refuse d’être considéré comme un Untermensch — un sous-homme — et fait valoir sa qualité d’officier français. En dépit des vives protestations de ses camarades, et des lois les plus élémentaires de la guerre, les SS exécutent sommairement le capitaine N'Tchoréré d'une balle tirée derrière la tête. Son corps est ensuite broyé sous les chenilles d’un char.

 

 

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